Cité Blanche Gutenberg

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J'ai fait un rêve...

J'ai envie de partager avec vous de ce qui s'est passé au plus profond de mon être… mon rêve de la nuit du vendredi à samedi.

Je vais vous le raconter comme je l'ai ressenti.

Je me suis revu le soir du drame… Là, je croise Abdenbi… Il avait dans les mains des tracts qu'il distribuait. Il m'a dit que c'était pour une pièce de théâtre et un groupe de musique.

Dans la discussion, il me fait savoir que ce sont les petits de la cité qui l’ont écrit et qui vont l'interpréter. Le groupe était un mélange de génération et leur tendance était la musique du monde. Et d'un coup il me demande de continuer à faire la distribution.

Je suis à la porte de la cité et j'en remets à tout passant…

…Et puis je suis devant l'entrée de la salle…

C'était magique, comme chez Eurodisney, il y avait plein de lumières de toutes les couleurs qui se reflétaient sur la seine. Autour de moi, j'entendais des rires et des zeghratates Il y avait une ambiance de fête… du bonheur dans l'air… Je me sentais léger.

Sorti de l'ombre de l'estrade, une silhouette s'avance vers la lumière tout en parlant dans le micro… Là, j'ai reconnu Djamel Selmet qui nous résume comment et pourquoi ils ont écrit leur parcours "du bidonville à la cité blanche" et nous annonce que le groupe de musique "Tarek el sthalou" (le chemin de la reconnaissance).

Le rideau se lève… J'applaudi de tout mon cœur, avec la salle en fusion. C’était grandiose. Je me suis levé et avec les jeux de lumière sur les artistes, j'ai reconnu à la batterie Ali Iznasni à la derbouka, krimo Latrèche à la basse, Rachid Ghak et comme guitariste et chanteur Abdenbi (QRP). Mais à peine le spectacle commencé, que le maire et la police débarquent et font évacuer la salle…

Mais, je continuais à entendre cette voie :

"Enfants de l'indifférence

Vous souhaitez la reconnaissance

Alors continuer votre combat

Même s'il y a de la souffrance

L'espoir n'existe qu'ici-bas"

 

Je me suis retourné pour voir qui parlait… mais ils avaient disparu.

Dehors, il y avait beaucoup de monde et de bruit mais j'entendais le Maire dire : "Cette histoire est une impasse".

 

Je me suis réveillé et noté ce rêve que vous venez de lire.

J'ai compris ce rêve. Il faut continuer le combat, Abdenbi m'a demandé de distribuer les tracts.

Je souhaite de tout cœur qu'un Centre Culturel porte le nom "Abdenbi Guemiah.

Mais la réalité, c'est que j'ai peur du tour de passe-passe du Maire pour une "impasse" perdu dans Nanterre.

Nous sommes nés à Nanterre, nous y avons grandi dans des conditions déplorables, mais Monsieur le Maire personne n’a le droit de nous prendre notre histoire… Elle est à nous et on l'aime notre parisienne.

Merci à vous.

Mustapha RIANI



24/02/2013
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