Cité Blanche Gutenberg

Cité Blanche Gutenberg

D comme...

D comme… Docteur

 

Dans les bidonvilles et autres cités de transit, les nombreux immigrés -qui ont largement contribué à la croissance économique de la France- vivaient dans des conditions sanitaires déplorables.

Certaines maladies s’y développaient plus qu’ailleurs.

Outre l’hôpital de Nanterre et le dispensaire de la rue M. Thorez qui accueillaient ces populations venues de ces habitats précaires et indignes, nombre de familles était suivi par des médecins animés d’un idéal humaniste. Ils étaient d’abord habités par ce devoir de soigner, de prévenir, d’apaiser les souffrances. Ils étaient aussi sans a priori à l’endroit de ces populations venues d’ailleurs, parquées dans des zones situées à la marge de la ville. Ils intervenaient parfois de jour comme de nuit. Ils étaient souvent attendus comme le messie.

Alors, rares étaient les jours (quelques soient les saisons) où les allées ou ruelles de nos « lieux de résidences » ne voyaient pas déambuler les docteurs :

 - Suzanne, ce petit bout de femme à la silhouette frêle, chevelure toujours au vent, des lunettes posées sur le bout de son nez et toujours à la main son énorme cartable touchant presque le sol à chacun de ses pas.

-  Zimmowitch, appelé par nos parents « Aatla ». Grand gaillard aux imposantes moustaches, souvent la pipe à la bouche dont la senteur du tabac, plutôt agréable, trahissait sa présence ou son passage.

Nos cités étaient également arpentées par d’autres médecins comme Jumel, Hadjeri…

 


 

D comme…

 

A vous de jouer



12/07/2013
15 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 333 autres membres