Cité Blanche Gutenberg

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L comme...

L comme… Lampe [à pétrole]

 

Une grande portion des bidonvilles ne possédaient pas d’installation électrique. Même si certaines familles réussissaient à se brancher clandestinement et finissaient par posséder ce luxe qu’est la lumière électrique, les maisons étaient éclairées de l’intérieur par des bougies et des lampes à pétrole avec sa lumière tremblante et son odeur forte.

Ces « ustensiles » domestiques étaient parfois à l’origine d’importants incendies détruisant baraquements et faisant, hélas, de nombreuses victimes.


 

L comme… Léguer

 

Il est dans la nature d’une graine de pousser si elle tombe par terre. Il est dans la nature des neurones de communiquer, si non ils en meurent. Il est dans la nature de la mémoire d’être un moyen de communication, de partage, d’échange. C’est la condamner à mort que de lui laisser perdre cette fonction. Une mémoire qui ne partage plus est une mémoire fossilisée, bientôt moribonde.

Il est donc nécessaire pour un groupe, une génération, une famille de consigner la mémoire, de la conserver et de l’entretenir. En léguant cette mémoire vivante aux jeunes générations, c’est s’assurer de sa continuité.

 


 

L comme… Lecteurs

 

Honneur aux lecteurs du blog qui chaque jour parcourent les articles de long en large, déposant au passage, au gré de leurs humeurs, leur commentaire.

 

Lecteurs assidus ou lecteurs de passage, lecteurs familiers ou lecteurs anonymes, soyez les bienvenus... Faites de ce blog le vôtre.


L comme... Larmes

 

Ces larmes qui descendent au milieu de la joue et qui ont toujours tenu compagnie aux gens de l'immigration.

Par essence, l'exil offre la vie bien éphémère à ces petites larmes innocentes qui emmènent avec elles  le désespoir de l' "étranger".

Celui qui quitte sa région natale emporte dans ses maigres bagages un lot de larmes.

On ne quitte pas son pays et sa famille sans verser une larme. Comme on en laisse pudiquement glisser quelques unes lorsque le cœur et la raison se disputent la tragique nostalgie.

La larme la plus lourde doit être celle qui se pose sur le projet du "retour" resté coincé dans la case "utopie"

Mais le retour le plus déchirant...celui qui ponctue la fin de toute une vie, se console par les larmes d'amour de ses proches.

Curieusement, c'est de ces larmes que nous puisons cette force tranquille qui nous permet d'avancer.

Le secret, voyez-vous, c'est que toutes ces larmes ne se perdent pas. elles se jettent dans le fleuve qui nous a vu grandir. Arrivées dans la Seine, toutes ensemble elles nagent et leurs chagrins vite oubliés, deviennent ainsi joie et gaité.



20/07/2013
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