Cité Blanche Gutenberg

Cité Blanche Gutenberg

C comme...

C comme... Chorba

 

Ramadhan oblige, nous ne pouvions décliner un abécédaire sans évoquer cette soupe traditionnelle qu’est la chorba.

Très répandu dans les pays du Maghreb, ce plat très apprécié pour sa légèreté et ses parfums épicés, est composée -selon les régions- à base de viandes (agneau ou veau), de brik, vermicelles ou pois chiches.

Au Maroc, l’équivalent de ce plat est la harira qui existe aussi dans l’ouest algérien.

Il ne reste plus qu’à vous souhaiter un bon appétit !

 


C comme... Cantonnier

 

Le cantonnier ou le balayeur a côtoyé de près notre environnement quotidien.

Nos pères avaient,malgré eux, le "privilège" d'accès à certaines professions réservées aux travailleurs immigrés. Et lorsqu'ils n'étaient pas manœuvres dans le bâtiment ou ouvriers dans les usines, ils balayaient les rues de nos villes.

Armés d'une brouette, d'un balai et d'une pelle, ils entretenaient trottoirs et caniveaux. Confrontés au vent, au froid et sans gants, ils étaient en contact direct avec les mégots, les feuilles mortes ou autres excréments d'animaux de compagnie.

Ironie de l'histoire, aucun d'eux n'était affecté aux abords  des bidonvilles et des cités de transit. Les proximités de ces habitats précaires n'avaient jamais été au programme des services communaux. Ce n'était pas prévu !

Le cantonnier balayait aux abords des pavillons, des HLM, des écoles ou autres institutions mais jamais devant chez lui.

Aujourd'hui, cette page d'histoire est tournée mais ne sera jamais déchirée et, encore moins, jetée au sol.

Une pensée particulière pour Messieurs Souni, Essoulahi, Masmoudi et Telhaoui, issus de la Cité Blanche Gutenberg, qui ont occupé avec courage et dignité ce corps de métier.

 


C comme... Cité de transit

 

Après le bidonville, la cité de transit fût le second lieu d’habitation des familles maghrébines venues s’installer en France dans les années 60. Elle devait servir d’habitat temporaire assurant le passage du bidonville à un logement social décent.

L’installation dans la cité de transit marquait donc la fin du bidonville et de l’habitat insalubre.

Le dispositif des cités de transit s’est développé au début des années 60 sur toute la France, principalement en Ile de France… à Nanterre en particulier avec les cités du Boulevard du Havre, Doucet, Grand prés, Gutenberg, Marguerites, …

L’accès à un logement permanent était prévu dans les 3 à 5 années qui suivaient l’installation. Mais de provisoire… le transit était interminable… allant bien au-delà de la durée prévue.

La cité de transit était rapidement à l’abandon, subissant une profonde dégradation de l’habitat. La Cetrafa qui administrait la cité ne s’en occupait plus… tout en continuant à collecter les loyers. Le chômage, la délinquance et la drogue aggravaient la situation. Le danger nous guettait aussi de l’extérieur avec la montée de la xénophobie à l’égard des familles Maghrébines qui la composaient.

L’assassinat d’Abdenbi Guemiah en 1982, résidant de la cité Gutenberg, a été le déclencheur de la fin des cités de transit. Ce drame avait attiré l’attention de l’opinion. La résorption des cités de transit a duré 3 ans ! Les communes voisines étaient réticentes d’accueillir les familles maghrébines.

C’est finalement en 1986 que la dernière cité de transit de Nanterre a été détruite (Les Marguerites).

La cité de transit, pour la plupart d’entre nous, a été le berceau de notre enfance, un lieu de vie ordinaire mais isolé du territoire urbain.

 

 


 

C comme...

 

A vous de jouer.



11/07/2013
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